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La Maca la force naturel des Incas
La Maca la force naturel des Incas

Selon la médecine traditionnelle péruvienne, les vertus médicinales du maca séché peuvent être utiles pour  traiter ou soulager une foule de maux  : troubles de la sexualité et de la procréation, affaiblissement du système immunitaire, anémie, tuberculose, troubles menstruels, symptômes de la ménopause, constipation, douleurs articulaires, dépression, etc.


La maca du Pérou doit son nom à deux mots quichuas accolés : MA ou « cultivé en montagne » et CA ou « nourriture fortifiante ». Sa dénomination en dit long sur l\'origine et l\'utilisation de ce tubercule.
En effet, la première consommation de la maca remonte à plusieurs millénaires, au temps des peuplades indiennes des Andes.

Le maca est l\'une des très rares plantes maraîchères à pouvoir survivre dans les conditions climatiques extrêmes qui sévissent sur les hauts plateaux des Andes. Des fouilles archéologiques ont mis au jour des vestiges d\'objets montrant qu\'on cultivait le maca dans les Andes vers 1600 avant notre ère, c\'est-à-dire bien avant les Incas.

Le maca était d\'abord cultivé pour sa valeur nutritionnelle. On consommait le tubercule frais, comme la patate douce, mais on le séchait également dans le but de le conserver. Séché et réduit en poudre, il pouvait se conserver durant des années. La poudre de maca était consommée sous forme de gruau, de galettes ou de crèmes sucrées, ou échangée contre des denrées provenant d\'autres régions, comme le maïs qu\'on ne peut cultiver à cette altitude.

Le Maca, plante sacrée des Incas, était au départ utilisé de diverses façons pour son influence bénéfique sur la fertilité et la virilité. Il fut aussi réservé aux élites et aux soldats pour les fortifier lors des batailles. Lorsque les conquistadors espagnols envahirent l’empire Inca, ils l’utilisèrent à leur tour comme stimulant et énergisant. Ils donnèrent également du Maca à leurs chevaux pour augmenter la fertilité de ces derniers. La culture de la plante connut alors un remarquable essor et s\'étendit de l\'Équateur jusqu\'au nord de l\'Argentine.

Selon la médecine traditionnelle péruvienne, les vertus médicinales du maca séché peuvent être utiles pour traiter ou soulager une foule de maux : troubles de la sexualité et de la procréation, affaiblissement du système immunitaire, anémie, tuberculose, troubles menstruels, symptômes de la ménopause, constipation, douleurs articulaires, dépression, etc.

Au cours des années 1960 et 1970, le développement de l\'agriculture industrielle et des réseaux de distribution entraîna l\'abandon progressif de la culture du maca. Au cours des années 1980, les autorités péruviennes lancèrent des programmes incitatifs encourageant la reprise de cette culture traditionnelle. La situation est aujourd\'hui rétablie, grâce à la demande accrue pour ce produit en Amérique du Nord et en Europe.

En 2002, une controverse a pris naissance au sujet d’un brevet qu’une compagnie américaine a déposé sur un extrait de maca. Les producteurs péruviens ont dénoncé cette menace sur leur droit d’exporter cette plante et cette mainmise sur un produit ancestral.

En 2005, la compagnie française, qui affirme avoir octroyé des licences d’exploitation gratuites aux industries péruviennes et fait une demande de brevet c’est vu refuser cette demande. C’est une nouvelle victoire du Pérou contre la biopiraterie. Pendant plus de sept ans, la Commission de lutte contre la biopiraterie va dénoncer cette demande de brevet auprès de l’office européen des brevets. Ces efforts sont aujourd’hui récompensés. L’institution européenne vient en effet d’annoncer qu’elle jugeait irrecevable la demande de l’entreprise française Naturex et qu’elle refusait de leur accorder le brevet sur l’extrait de maca. Cette annonce est une grande victoire pour le Pérou, l’un des pays les plus engagés dans la lutte contre la biopiraterie.

Laurent Garnier
Dec 31, 2017